Alors vieille branche… tu voulais que je vienne te tailler.
Que je vienne voir ce qui dans ta tête était en train de pousser.
Alors voilà, j’arrive comme un sécateur
Sur le site du versificateur.
J’ai aiguisé mes phrases,
Et la lame de mes mots.
Pour planter un nouveau slam,
Du bout de mon stylo…
Alors comme ça, c’est un site de jardinier..
Je voie que chacun y travaille sa terre.
Un peu d’amour, d’humilité…
Qui se laissent aller de vers en vers.
J’ai vu que certains osent la prose,
Et pose pour la cause…
C’est une bonne chose.
J’ai lu aussi, ces écrits,
Qui sont comme un cri
Et qui nous disent qu’on n’a pas fini…
D’en chier…
Tant mieux, ça nous fera du fumier
Paraît qu’le malheur est un bon engrais,
Qui rend l’esprit fertile,
Même pour des choses futiles,
Comme l’ami Zantrop et son café.
Putain ! Et moi comment je fais ?
J’aime pas le chocolat.
Alors j’reste planté là,
A pianoter sur mon clavier.
Et tout ça pourquoi ?
Juste parce que je voulais dire,
A qui se reconnaîtra,
Je ne sais pas si l’on a la main verte,
Mais en tout cas ce n’est pas une perte,
Le temps passé à essayer de faire fleurir tout ça.