Sur un nuage sommet de dune
Je m’abstiens, m’en délecte
Et mon ami Pierrot, dans la lune
Disperse au loin son intellect.
Que d’agitation sur cette terre
L’ami Diablo en action s’impatiente
Ouvre au marché son univers d’enfer,
Cloue aux psychés son inertie latente.
Je m’élève en profondeur, je rêve
Je m’enlève la douleur, j’achève
Je vogue, c’est l’éveil du Bouddeur dans ma sève
Dans l’astrofog le réveil du dormeur me lève.
Au crépuscule je croise un embrumé
On s’enrhume des cheveux à planer tard
Tant que le souffle nous le permet
On s’enfume les yeux à en perdre du regard
Le tournis obséqieux de ta planète attardée
On oublie l’ennuyeux à en lâcher la barre.
Je te vois galérer en bas
Ramer, ramer, agiter les bras
Suer, suer sans gîter d’un doigt
Tu voudrais que d’là-haut j’devienne con descendant
Mais je n’irai pas plus ici que là-bas
Mon ami, nous ne sommes que coups de vent
Ou disons comme ce p’tit air ambiant
Cette comédie théâtrale qui sonne faux
Comme une Esmeralda lapidée jusqu’aux os.
Je m’élève en profondeur, je rêve
Je m’enlève la douleur, j’achève
Je vogue, c’est l’éveil du Bouddeur dans ma sève
Dans l’astrofog le réveil du dormeur me lève.
Ca te dérange de me voir allongé sur mon nuage
Ca me démange de m’asseoir et dissiper l’orage
Ca changerait de croire au renouveau
Mais il est trop tard, tes vérités sonnent faux.
Et je ne descendrai pas me débattre
Car j’ai croisé l’esprit blanc comme âlbatre
Un soir, un quai, un jeune sage négligé
M’a conseillé, ne délaisse pas tes rêves
Songe au cadavre que tu deviendrais
Sonde le trésor qui coule dans ta sève.
Je m’élève en profondeur, je rêve
Je m’enlève la douleur, j’achève
Je vogue, c’est l’éveil du Bouddeur dans ma sève
Dans l’astrofog le réveil du dormeur me lève.
Sur mon sommet, de dune en nuage
Je m’abstiendrai encore de mourir en nage
Voguerai la lune et mon ami Pierrot
Echangerai pour t’ouvrir au voyage
Avec lui contre la rage ces quelques mots
Sur ton cas étrange et sage comme un idiot.