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A l’ami Pierrot

" Le vent nous portera"… B.C.

lundi 24 septembre 2007, par Ananar


Sur un nuage sommet de dune

Je m’abstiens, m’en délecte

Et mon ami Pierrot, dans la lune

Disperse au loin son intellect.


Que d’agitation sur cette terre

L’ami Diablo en action s’impatiente

Ouvre au marché son univers d’enfer,

Cloue aux psychés son inertie latente.


Je m’élève en profondeur, je rêve

Je m’enlève la douleur, j’achève

Je vogue, c’est l’éveil du Bouddeur dans ma sève

Dans l’astrofog le réveil du dormeur me lève.


Au crépuscule je croise un embrumé

On s’enrhume des cheveux à planer tard

Tant que le souffle nous le permet

On s’enfume les yeux à en perdre du regard

Le tournis obséqieux de ta planète attardée

On oublie l’ennuyeux à en lâcher la barre.


Je te vois galérer en bas

Ramer, ramer, agiter les bras

Suer, suer sans gîter d’un doigt

Tu voudrais que d’là-haut j’devienne con descendant

Mais je n’irai pas plus ici que là-bas

Mon ami, nous ne sommes que coups de vent

Ou disons comme ce p’tit air ambiant

Cette comédie théâtrale qui sonne faux

Comme une Esmeralda lapidée jusqu’aux os.


Je m’élève en profondeur, je rêve

Je m’enlève la douleur, j’achève

Je vogue, c’est l’éveil du Bouddeur dans ma sève

Dans l’astrofog le réveil du dormeur me lève.


Ca te dérange de me voir allongé sur mon nuage

Ca me démange de m’asseoir et dissiper l’orage

Ca changerait de croire au renouveau

Mais il est trop tard, tes vérités sonnent faux.


Et je ne descendrai pas me débattre

Car j’ai croisé l’esprit blanc comme âlbatre

Un soir, un quai, un jeune sage négligé

M’a conseillé, ne délaisse pas tes rêves

Songe au cadavre que tu deviendrais

Sonde le trésor qui coule dans ta sève.


Je m’élève en profondeur, je rêve

Je m’enlève la douleur, j’achève

Je vogue, c’est l’éveil du Bouddeur dans ma sève

Dans l’astrofog le réveil du dormeur me lève.


Sur mon sommet, de dune en nuage

Je m’abstiendrai encore de mourir en nage

Voguerai la lune et mon ami Pierrot

Echangerai pour t’ouvrir au voyage

Avec lui contre la rage ces quelques mots

Sur ton cas étrange et sage comme un idiot.

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