dimanche 21 décembre 2008, par vincent
J’étais tout juste à peine levé,
Les yeux pas bien en face des trous,
A la radio m’a annoncé
Que cette journée en valait l’coup.
"Mes chers amis poissons bonjour,
Aujourd’hui faîtes très attention,
Vous risquez de croiser l’amour
Alors ouvrez l’oeil et le bon".
Me voilà de très bonne humeur
Et avec ce renseignement,
Paraît qu’pour moi c’est enfin l’heure
De passer dans la cour des grands.
Et si j’pointais le nez dehors,
Elle est p’t’être dans les alentours,
Dire que mes potes savent pas encore
Qu’aujourd’hui je rencontre l’amour.
Si elle pouvait mettre une pancarte,
Un truc du genre "c’est moi qu’tu cherches"
Histoire d’éviter que j’m’écarte
Et n’attende pas encore vingt berges.
Mais si elle est dans les parages
Et qu’j’me réveille tout seul demain,
Je vais m’lever avec l’orage,
J’aurais vraiment pas l’air malin.
Alors j’allum’rai la radio
Et écout’rai mon horscope
qui m’racont’ra des trucs idiots
Que je mettrai direct aux chiots.
Y’en a marre de tes beaux discours,
J’les ai déjà tous entendus
Et j’les entends même tous les jours
Alors maint’nant je te crois plus.
Tu sens l’mensonge depuis mon poste
Et ça s’propage un peu partout
Alors ce soir moi je riposte
Y’en a ras l’bol et puis c’est tout.
Tu t’es encore foutu d’ma gueule,
Tu m’fais gober n’importe quoi,
"Vous ne serez bientôt plus seul,
vous allez voir ce qui s’pass’ra."
La prochaîne fois que tu r’commences,
Je te foutrai mon pied au cul,
Je préfère te l’dire à l’avance
Comme ça au moins tu s’ras prév’nu.
J’étais tout juste à peine levé,
Les yeux pas bien en face des trous,
A la radio m’a annoncé
Que cette journée en valait l’coup.
C’est une qui prétend tout savoir
De c’qui viendra pour nous bientôt,
"Mes chers amis poissons bonsoir,
Je vais vous dire de jolis mots."