mardi 19 décembre 2006, par Ape X
Rêves d’instants assassins plongeant d’une façon incessante dans les abysses du destin.
Festoie, pantin de joie, festoie et crève aux aboies.
L’espoir est pourri par la peste qui s’immisce et s’incruste dans les pores les plus secrets,
Les plus profonds de la crade humanité encensée par la vanité gardée.
Et nous, nous, oui parce que c’est quand même nous les fous victimes de tout ou rien.
Nous qui croupissons,
Pourrissons,
Soupirons à chaque fois que nous souffrons.
Nous qui fournissons illusions ou désolations
Quand nous touchons le fond sans rebond.
Sans répit.
Sans rémission.
Nous, pauvres soldats fous crevant devant le vent.
Sacrifiés à la cause collective.
Scarifiés sans pause accessible.
Amputation, au lieu d’amputaion.
Oui, nous sommes là, sans trop savoir pourquoi.
Sans trop vouloir savoir pourquoi.
Et nous regardons nos voisins s’écrouler les uns après les autres.
S’effondrer afin de grimmer l’autre.
Saigner au nom de je ne sais quel apôtre.
Victimes d’un bourreau immatériel.
Mais les pertes sont bien réels.
Et elles laissent des séquelles.
L’amputation des ailes de notre esprit nous condamnant à regarder nos proches trépasser.
Emprisonnés dans un monde irrationnel.
Emprisonnés mais libres de se laisser mutiler la cervelle. Crève de joie !
Crève de soi !
Crève de froid !
Crève l’émoi !
Crevez moi !
Crevez aux aboies !
Et laissez moi. Laissez nous.
Délaissez les fous.