L’avenir nous fuit en cette salle animée,
Et crier ne sert à rien car les dés, déjà, sont jetés,
La folie est de croire à cette stupide notion de destinée,
Car de la nier, est pour l’esprit, une source de répit.
N’attendant plus rien du hors champs temporel,
Le convalescent se focalise sur la minute merveille,
Sur le temps instantané qui ne parait pas passer,
Et ce temps se montre alors possible à contrôler.
Dans le creux de ma main, je peux dessus souffler,
Et raviver ces instants qui, dans mon cœur ont régné :
Oh ! Toi ! Reine de l’invisible qui passe,
Toi ! Qui sait que le souffle est sans force,
Toi ! Qui nous a promis que le meilleur était au devant,
Je te renie et t’inonde de tous les maux de mon esprit,
Je te bannis de mes pensées maintenant affranchies,
Et je te dis « merde » ! A l’insu du verbe poli.
Aujourd’hui droit devant, je ne vois rien de tentant,
Triste, bien sûr, mais au moins sans illusions,
L’air de rien on vit mieux lorsque l’on attend rien,
A part une chose, peut être, une chose innée,
« Tous les fruits poussant à l’ombre de cette réalité »
« Avenir sur estimé »