CARPE DIEM
Nous sommes tous voués à une mort certaine
Unique égalité de notre vie humaine.
Et, pendant ce court temps de notre vie sur terre
Ce qui est important c’est ce qu’on va y faire.
A notre dernier souffle, quel regard aura t’ on
Sur notre vie passée et que pensera t’ on ?
Aurons nous des regrets, aurons nous des remords ?
A l’heure du bilan, quel sera notre sort ?
Celui d’avoir trop bien vécu et de quitter
Ce paradis sur terre et d’en être attérrée ?
Ou bien, tout au contraire , un grand soulagement
D’arrêter cette vie avec tous ces tourments.
Que de bons souvenirs , parfois, dans notre coeur
Parfois aussi le pire et son cortège d’horreurs..
Tout cela, emmêlé, en écheveau sans fin
Ou bien formant aussi comme un drôle de dessin
Dont on n’arrive pas à lire le dessein.
Un grand livre d’images qu’on aimerait sans fin.
Faudrait il vivre mal pour pouvoir bien mourir ?
Eviter le bonheur, les désirs, les plaisirs ?
Certes, ce sera dur de quitter la douceur
D’une vie agréable, menée avec ardeur.
Mais, je pense quand même que ce serait bien pire
Si l’on a mal vécu , au moment de partir
Vers un au delà dont on ne sait pas grand chose
Si toute notre vie n’a été que morose,
Si l’on n’a pas connu des moments de bonheur.
Pourquoi avoir vécu seulement dans le malheur.
Que de regrets alors d’être passé à côté
De sa vie , au moment où l’on doit la quitter.
« Carpe diem « disaient autrefois les romains.
« Profites, mon gars , profites »nous disait mon parrain.
Cela revient au même et c’est le seul moyen
D’assumer au moins mal notre destin d’humains.
Profiter des bienfaits que peut donner la vie
Et profiter aussi de notre courte vie
Pour en faire profiter aussi les moins chanceux.
Faire le bonheur des autres, seul moyen d’être heureux.
Grand programme ! Peu de temps ! Alors, faut pas mollir
Pour le remplir avant que l’on doive partir.