Plus personne ne croit en rien
Pourtant au fond de moi je te vois.
Les longs silences des lendemains,
trop durs et trop intenses en soi.
Plus personne ne pourra te voir
seul dans cette lumière noire.
J’enroule ces nappes trop sombres,
pour mettre des couleurs à cette table,
je baisse ces lumières trop profondes,
pour en éclairer de moins détestables.
C’est la magie des couleurs pourpres
qui enveloppe nos deux êtres.
La terre peut s’arrêter en outre,
je n’oublierais jamais ton être.
Je te vois assis sur cette chaise
moi te regardant à l’autre bout.
De tendres éclairages, couleur braise,
immensément riches en idées taboues.
Le pourpre te vas si bien, mon amour !
J’étale, ici, sur cette nappe mon cœur mis à jour.
Je mets des fleurs sur nos plaies
beaucoup trop ouvertes pour se fermer.
Mais, les mots apaisent nos douleurs,
trop intenses pour se décimer.
Mais, je me moque de la tristesse,
sur nos regards je mets ces couleurs pourpres,
qui t’enveloppent comme une caresse,
et je me mets à rêver à notre amour.
Tout à coup tout se transforme,
à l’idée de ce bonheur uniforme.
C’est la magie des couleurs pourpres
qui enveloppent nos deux êtres.
La terre peut s’arrêter en outre,
je n’oublierais jamais ton être.
C’est la magie des couleurs pourpres…