lundi 12 mai 2008, par vincent
Consoles toi,
Il ne lui est rien arrivé,
Rien d’autre que le filet de chair de poule qui la parcourait
S’est dissipé.
Rien d’autre que la lumière dans ses yeux qui te regardaient
S’est éclipsée.
Consoles toi,
Elle est encore vivante,
Elle est jeune, elle est belle,
Elle a toute la vie devant elle,
Derrière, rien qui la retienne
Qu’un zombie qui se lamente.
Consoles toi,
Elle a tourné la page
Comme le font les filles à cet âge.
"Laisser le temps au temps", bien sagement
Nous enseigne l’adage,
Tu ne peux donc rien faire que d’être patient.
Consoles toi,
Elle profite de sa jeunesse
Car bien assez vite vieillesse viendra.
Mais tu lui as donné l’ivresse
Et, dans son lit, de tes prouesses,
Longtemps, peut être toujours elle s’en souviendra.
Consoles toi,
Elle sait
Qu’il ne se passe pas un jour
Sans qu’il ne soit pour elle.
Qu’il n’est pas une seconde
Sans qu’à tes pensées elle reste fidèle.
Consoles toi,
Elle ne pâlirait point à l’idée
De te revoir.
D’autant qu’elle t’a véritablement aimé
Et que ses sentiments sont gravés à jamais
Dans sa mémoire.
Consoles toi,
Elle n’a pas froid aux yeux
Car pour elle la vie continue.
Elle refera des heureux
Mais tu n’en seras plus.
Acharnement infructueux.
Consoles toi enfin,
Elle a rencontré quelqu’un
Qui la rendra peut être heureuse.
Tu n’aurais quand même pas voulu
Qu’elle consacre sa vie, résolue
A faire semblant d’être amoureuse.