Ce n’était pas si loin le 1er novembre,
Je me lève et sors de ma chambre,
Un matin pas tout à fait ordinaire,
Ma tite déménage c’est l’enfer.
Ce jour sur le calendrier c’est férié,
La Toussaint c’est la fête des morts,
De mon vivant, une date facile a mémorisé,
Le camion de déménagement est dehors.
J’ouvre la porte du garage en grand,
Faut commencer a chargé, il est temps,
Partagé entre l’envie d’aller vite,
Et la peur de te voire partie ma tite.
On commence par l’électroménager,
Puis après vient tout le mobilier,
Il reste de la place mettons les cartons,
Je ne fais pas ça par grande passions.
C’est dur je vous jure faut pas craquer,
A son père la veille, je l’ai rassuré,
Pas la peine de venir je vais assurer,
Je puise dans mes dernières volontés.
Surtout sur la route soyez prudent,
Roulez doucement jusqu’à l’appartement,
Il y a cinq ans d’histoire là-dedans,
Je réalise ce que je dis en parlant.
Il est 13h30, le camion est chargé,
Ma tite se tourne et me dit merci,
Je me retourne avant de craquer,
Je réalise maintenant que c’est fini.
Le camion s’éloigne sur la route,
Mes larmes coulent comme mon sang,
Ma tite est partie y’a pas de doute,
Je me sens vraiment impuissant.
C’est plus fort que moi je m’effondre,
Y’a vraiment pas de quoi se morfondre,
Comme moi des gens devant les tombes,
Au cimetière, ce jour, les morts fondent.