DEBOUT
Quand la peur tient lieu de conscience
Chacun se calfeutre en silence
Derrière ses rideaux, ses croyances,
Derrière ses terreurs, par prudence.
On ressort les vieilles frayeurs
Les peurs l’emportent sur le coeur,
Et peu importe les horreurs
Que vont engendrer nos erreurs.
Il faut bien trouver des coupables
Pour cela on est bien capable
De se mettre la tête dans le sable
De défendre l’indéfendable.
On écoute ceux qui nous rassurent
Les vieux démons ont la vie dure
Mais la mémoire est bien moins sûre.
On parle encore de race pure.
Tous les fantômes du passé
Ont beau vouloir nous réveiller
Notre conscience est atrophiée
Quand la peur vient la dévorer.
Les coupables , on les connait bien,
Les étrangers, on le sait bien,
Ne viennent ils pas manger not’ pain ?
Alors, oust, dehors , tas de vauriens.
On en est à la préhistoire.
Mais à quoi sert notre mémoire ?
Et pourquoi ne veut on pas voir
Combien tout ça est dérisoire. ?
On vit tous sur la même planète
Et un jour, on fera place nette
Alors pourquoi se prendre la tête
Pour des raisons si désuètes.
On sait maintenant que c’est faux
La génétique le dit très haut
L’Eugénisme c’est du pipeau
Peu importe la couleur de peau ;
Et puis, c’est quoi une frontière ?
Est ce qu’on les voit sur la terre
Quand on est en fusée, en l’air ?
Et c’est pour ça qu’on s’fait la guerre !
Faut vraiment être des tarés
Pour se battre pour ces idées
Pour des religions inventées
Pour des frontières imaginées.
Tout c’qu’on va gagner dans ces guerres
C’est de détruire notre terre.
Cette peur là serait salutaire
Pour nous aider à vivre en frères.
C’est la seule qui vaudrait le coup
Sinon on va tous devenir fous
C’est déjà l’cas un peu partout
Faut réagir, allez , debout !