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DEBOUT

mardi 11 mars 2008, par Mimie

Réveil nécessaire et urgent

DEBOUT
 
Quand la peur tient lieu de conscience
Chacun se calfeutre en silence
Derrière ses rideaux, ses croyances,
Derrière ses terreurs, par prudence.
 
On ressort les vieilles frayeurs
Les peurs l’emportent sur le coeur,
Et peu importe les horreurs
Que vont engendrer nos erreurs.
 
Il faut bien trouver des coupables
Pour cela on est bien capable
De se mettre la tête dans le sable
De défendre l’indéfendable.
 
On écoute ceux qui nous rassurent
Les vieux démons ont la vie dure
Mais la mémoire est bien moins sûre.
On parle encore de race pure.
 
Tous les fantômes du passé
Ont beau vouloir nous réveiller
Notre conscience est atrophiée
Quand la peur vient la dévorer.
 
Les coupables , on les connait bien,
Les étrangers, on le sait bien,
Ne viennent ils pas manger not’ pain ?
Alors, oust, dehors , tas de vauriens.
 
On en est à la préhistoire.
Mais à quoi sert notre mémoire ?
Et pourquoi ne veut on pas voir
Combien tout ça est dérisoire. ?
 
On vit tous sur la même planète
Et un jour, on fera place nette
Alors pourquoi se prendre la tête
Pour des raisons si désuètes.
 
On sait maintenant que c’est faux
La génétique le dit très haut
L’Eugénisme c’est du pipeau
Peu importe la couleur de peau ;
 
Et puis, c’est quoi une frontière ?
Est ce qu’on les voit sur la terre
Quand on est en fusée, en l’air ?
Et c’est pour ça qu’on s’fait la guerre !
 
Faut vraiment être des tarés
Pour se battre pour ces idées
Pour des religions inventées
Pour des frontières imaginées.
 
Tout c’qu’on va gagner dans ces guerres
C’est de détruire notre terre.
Cette peur là serait salutaire
Pour nous aider à vivre en frères.
 
C’est la seule qui vaudrait le coup
Sinon on va tous devenir fous
C’est déjà l’cas un peu partout
Faut réagir, allez , debout !
 

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4 Messages de forum

  • DEBOUT

    12 mars 11:27

    Bonjour Mimie

    Heureux de te lire à nouveau. Tes textes sont tellement sensés et généreux. La peur que l’on cultive, c’est la PEUR DE VIVRE. Car Vivre est une aventure et par essence les événements les rencontres sont imprévisibles et risquées. Chercher des Boucs émissaires à tous ses malheurs (On commence par le lointain étranger et on finit par s’en prendre à ses plus proches femme ou enfants), prendre une assurance pour tout c’est adhérer à l’idée fallacieuse que le BONHEUR est une ligne droite, une autoroute à péage (car bien sûr il faut le payer et même très cher). La HAINE de l’autre comme compensation à la PEUR DE VIVRE voilà ce que l’on nous sert aujourd’hui, n’est-ce pas proposer le goût de la MORT où tout semble figé sans aléa pour l’éternité (comme la SECURITE !!!).

    Petite maxime personnelle :

    JE NE PUIS RESTER ZEN DANS UN PAYS QUI A DES HAINES ET JE RESSENS HONTE ET GÊNE DEDANS LA FRANCE ADN…

    Encore merci pour tes textes….

    Albert.

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    • DEBOUT, ASSIS, COUCHé ! 12 mars 14:02

      Bijour,

      Je me lève, juste pour vous dire : je me lève. Et après ?… je me rallonge… Merci pour le zen.

      La peur de vivre, la peur de mourir, la peur de naitre… la peur, ou l’euthanasie ?…

      bref, je vous suis volontiers, mais que faire des autres ? Les laisser en pâture aux vautours ?… Il y a urgence, effectivement. Dans l’urgence, c’est toujours bon d’être solidaire… attendons encore un peu, que la planète s’effrite d’elle-même… quand le ciel nous tombera sur la tête et que le sol se dérobera sous nos pieds, l’urgence nous forcera peut-être à regarder autour de nous… ou alors une entreprise du CACA40 déposera un brevet, pour un lasso qui permettra d’attraper ses contemporains, pour les envoyer dans l’espace et, par force opposée, rester ainsi dans les branches du dernier baobab pour vivre le dernier souffle de la dernière seconde… ainsi l’homme remonterait dans les arbres avant la fin, et la boucle serait bouclée… m’enfin en attendant, c’est vrai qu’on pourrait se réveiller un petit peu, quand même.

      Gloire aux illuminés ! Irradiez encore, vous transpercez nos haines, irradiez, car il reste quelques êtres vivants qui veulent vivre…

      Merci à vous, et puisque c’est comme ça, je reste debout encore un moment…

      Ananar.

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    • DEBOUT 17 mars 19:40
      J’adore la maxime. Merci

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