C’est en ouvrant un oeil que je l’ai senti,
Cette envie de hurler que je suis envie,
Un matin de plus où j’ai survécu, comme un tournoi,
Un matin de moins pour certains, mais pas pour moi.
Pas encore émergé d’une nuit statique,
Des heures inconscients s’avèrent pratique,
Oublié le mal de la veille, je vis toujours,
Et peu importe si j’ai le mal de l’amour.
Quand on n’est pas prêt, les choses vous échappent,
Mais me voilà dehors, dans le froid sans écharpe,
J’ai encore défié la mort et je marche libre,
Même si je porterai la mort dans un calibre.
On vous oublis vite quand vous prenez le mauvais virage,
Comme si le fait d’être différent, c’est que vous n’avez pas d’âme,
Ce matin j’ai embrassé la vie, il me semble avoir vu son visage,
J’en ai profité car demain je ne verrai peut être pas Paname.
C’est en fermant les yeux que je l’ai senti,
Cette envie de hurler ma peur comme un petit,
Une nuit à affronter de plus la vie, rêve ou cauchemar,
Une nuit à patienter pour un "a demain" ou "au revoir".
Pas encore endormi sous la belle étoile,
Des heures à attendre si apparait le voile,
Oublié le mal du jour, d’ailleurs j’oublis tout,
Et peu importe si j’ai le mal de vous.
Quand on est au pays des songes,
Tout est fictif et mensonge,
Comme cette fille aux grands yeux marrons,
Qui me montre ses fossettes d’un ton marrant.
On vous aime d’un amour moindre quand vous reculez d’un pas,
Comme si le fait d’aller de l’arrière était une preuve de lâcheté,
J’ai réparé des erreurs en reculant, j’en ai même évité,
Alors peu importe si la nuit m’emporte, la vie m’a aimé, et toi ?