J’inspire, j’expire,
je m’excuse auprés de Shakespeare.
Les mots sont de famille,
du côté de la grammaire de ma mère.
Dés lors, je suis devenu assoiffé de mots,
qu’on soulève comme des altères,
comporte le risque d’être trop lourd.
On démoli puison lie des mots.
Vainement on les assemble,
en attendant l’événement.
Deux mots unis par les liens sacrés du language.
Hanté par leur union épurée,
je vous sers de la purée.
Etre affamé de mots,
la langue pendu devant des modèles,
par mon écriture à la qualité rature.
Pourtant, je suis au pied de la lettre,
brin d’herbe devant le verbe.
Je prie la synt-axe,
de l’ordre de la phrase.
Etre amoureux des mots,
l’émotion du mot coeur,
étouffent les moqueries.
Le je s’engage dans le langage,
Le jeu ne peut être en cage.
Penser être un poète,
c’est partir un peu à l’ouest,
restons lucides et modestes,
le gars qui s’honore,
de quelques rimes sonores
n’estime pas la poésie à sa juste valeur,
des poèmes je l’espère vivront aussi longtemps que les fossiles,
alors que ces mots disparaissent facile.