jeudi 15 juin 2006, par fred dubonnet
Complet trois pièces
Et chemise blanche,
Plastron, redingote,
Haut-de-forme, haute classe
Apparence docile,
Franckie franchie la porte.
Du Belzébuth night-club,
Charmant ce palace !
Au vestiaire pose manteaux,
Et chapeau noir,
Une fois dans la place
Sort cigare
Deux Trois "bonjour, ça va ?"
Franckie est le prince
Du Belzébuth night-club,
Fonce au bar, prends un verre,
Se la joue viril, clin d’œil
Franckie sort
Du Belzébuth night-club,
À son bras une déesse
Lui met les mains aux fesses,
Les loups rentrent en D.S.
Franckie fume un cigare
Roule à sa vitesse
Et s’arrête sur un trottoir
Au pied
D’un grand hôtel building,
Ascenseur, dernier étage,
Les corps se déshabillent.
Un tee-shirt, des baisers
Au salon on jette les pantalons.
Des coussins de velours,
L’amour
Fin de la romance.
La proie sommeille
Et point ne bouge,
Franckie sort ses griffes.
Chez lui, c’est maladif
L’horrible vampire
Projette violemment
L’hémoglobine
De sa pauvre victime
Sur une feuille blanche.
Ligne noir clef de sol,
Une impro au piano,
Méfiez-vous les filles
Le prince de la nuit est
Une menthe religieuse
À la version masculine.
Franckie chante l’amour,
Quand meurent ses concubines