Cœur en suspend, la tête dans un livre
Troqué contre des verres qui rendent ivre,
J’ai changé de procédé mais la peine ne me quitte,
Comme si l’amour et la haine étaient offert en kit.
J’ai bâti avec succès l’amour en moi, bien solide,
De quoi vivre un bout de chemin plutôt splendide,
Mais la haine s’infiltre à la base et chambranle le reste,
J’aime beaucoup mais quand je n’aime je déteste.
J’ai patienté avec l’amour au bout des lèvres,
Des envies de vivre à fond ce sentiment grandissant,
J’ai patienté car un homme n’abandonne qu’en rêve,
J’ai voulu ne jamais baisser les bras et être compatissant.
Je savais ce qui m’attendait, que dur serait la route,
Mais j’étais plein de volonté et surtout j’y croyais,
Aujourd’hui, point mort, j’ai calé et je doute,
Rien ne me pousse, où est cette volonté que je voyais.. ?
J’étais de trop, à trois ça ne passe pas, j’étais de trop,
Un temps j’ai cru que les choses avançaient, douce illusion,
Un pas en avant, deux en arrière, fin d’une fusion,
Elle n’a pas fait le choix ainsi je le fais, j’étais de trop.
J’aime à en être jaloux et possessif, doux et romantique,
Un bouquet pour t’avouer mes sentiments ne suffirait pas,
Trop accroché à un passé encore présent, j’abdique,
Las d’attendre la reprise du jeu, la reprise des pas.
On ne serait pas si mal en ami, comme cela sonne faux !
Mais à défaut d’être plus, laisse moi devenir ton poto,
Sache que je serai un ami très attiré mais dans la vie faut
Savoir qu’on a pas tout ce qu’on veut ou ce qu’on aime, plutôt.