HALLOWEEN
Des fantômes m’assaillent comme s’ils voulaient ma peau
Ils sont comme à l’hôtel dans un coin d’mon cerveau
Ils dansent la sarabande pendant chaque sommeil,
Sur l’autel des souvenirs, cohorte sans pareil.
Et vas y que jt’e chante juste l’air que j’aime pas
Et vas y que j’te montre juste c’que je n’veux pas
Voir parce que ça fait mal, que ça me fait souffrir.
Ils ne veulent pas partir, ce sont des durs à cuire.
Ces revenants pervers me font des nuits d’enfer,
Jamais à court d’idées pour me faire la guerre.
Ils ruinent ma santé et épuisent mes nerfs,
Ces squatters qui s’incrustent , c’est une vraie galère !
Le jour, vous les chassez loin de votre mémoire
Ces moments douloureux, ruines de votre histoire,
Ces tristes souvenirs que vous n’voulez plus voir,
Ces échecs si terribles qu’ils peignent tout en noir.
Mais la nuit ils reviennent hanter vos cauchemars,
Vous laisssant ,au réveil , épuisés et hagards.
Vous rejouez, malgré vous, sans arrêt la même scène,
Vous criez, vous pleurez, vous avez trop de peine.
Cette peine, au final , qui devient de la haine
Envers les responsables de ces terribles scènes.
Ceux qui vous ont détruit par leurs mots assassins
Ceux qui vous ont jeté au placard dans un coin
Qui vous ont humilié et puis persécuté
Qui vous ont malmené, rejeté , dévasté.
Est ce qu’ils l’ont fait sciemment, dans le but de vous nuire,
Ou même encore pire celui de vous détruire ?
Pour certains , aucun doute, ils le voulaient vraiment,
Pour d’autres, allez savoir, conscients ou inconscients
Du mal qu’ils vous faisaient et de ses conséquences
Ils s’en moquaient pas mal et leur inconséquence
A été l’artisan de vos nuits douloureuses
Et le détonateur de vos vies malheureuses.
Car , comment être heureux, car comment être bien
Quand on vous a tant dit que vous ne valiez rien
Qu’on ne vous voulait pas et qu’on vous méprisait
Et que l’on a tout fait pour vous le faire rentrer
A jamais dans vot’ tête , à jamais dans vot’ coeur
Vous condamnant ainsi à des sommeils d’horreur
A des journées sans joie où ne luit plus l’espoir
Où règne , au fond de soi le noir du désespoir ?
Si j’avais le pouvoir, d’un sort, de les maudire
Ce serait de bon coeur et avec un grand rire
Que je les condamnerais , à jamais, à avoir
Des sommeils comme les miens, hantés de cauchemars !