« On ne peut accueillir toute la misère du monde »
Est le refrain béni de tous ceux, dans ce monde ;
Qui préfère ignorer la suite de l’histoire.
« Mais cependant chacun doit en prendre sa part »
C’est ce que dit vraiment cette citation tronquée
Dans le but évident, bien sur, de nous tomper.
Lorsque le président de France et de l’ Europe,
Ajoute, qu’on doit tenir éloigné de l’Europe
Tous ces étrangers qui, sinon, l’envahiraient
Qu’il n’y a d’autre choix que de de les renvoyer
On nous bourre le crâne, en martelant sans cesse
Que défendre ces gens, certes dans la détresse,
Mais , avant tout, voyous ,sans le sou, sans papiers,
Ce n’est, ni plus ni moins, qu’être mauvais français !
Il faut quand même savoir qu’une grande majorité
De tous ces sans papiers, c’n’est pas la charité
Qu’ils demandent , mais leur droits. Pouvoir se réfugier
Quand ils sont en danger. Le droit d’asile était
Un droit qui existait, mais qui est bafoué
De nos jours et réduit à une peau de chagrin
« France terre d’asile », c’est du passé lointain !
Ils ont besoin de nous, et on a besoin d’eux
Arrêtons de se dire qu’ils sont tous dangereux.
Nous n’avons que des larmes, nous n’avons que des slams
Oh, dérisoires armes, face à autant de drames
Pour dénoncer l’horreur pour conjurer la peur
De tous les humiliés,de tous les rejetés
De cette société. la solidarité
Le courage , la bonté sont déja condamnés
Comme si cela était des crimes et des délits
Que soutenir autrui. Nous étions la patrie
Des droits de l’homme aussi, dans des temps éloignés
Que l’on a oubliés.
Puissions nous réapprendre à entendre, à comprendre
Que l’étranger n’est pas si différent de soi.
Que chaque homme devrait pouvoir avoir le droit
De choisir sa vie, de diriger ses pas
Où il pourra avoir à manger et à boire.
Qu’est ce qui nous donne le droit
De décider qui doit
Profiter des richesses,
Rester dans la détresse.
On peut faire tous les murs
Les décrets les plus durs
Pour empêcher les miséreux
D’envahir nos pays heureux.
C’est peine perdu , c’est comme l’eau
Rien n’arrête la force des flots
Pas plus que les desperados
Qui n’ont que la peau sur les os.
Tous les slams que j’ai fait sont des contrepoisons
Ecrits après des chocs, sous l’coup de l’émotion
Suite à des drames vécus par tous ces pourchassés.
Alors, je trouve vraiment qu’il y en a assez