Ils sont réveillés par des sirènes
Qui déchirent ce calme retrouvé
Les vautours en acier se promènent
Cela devrait sûrement leur arriver
le partisan de la guerre se lève
Et crie en avant braves et fiers
C’est ainsi qu’on voit tout rêve
S’envoler comme les grains de poussière
Ils avancent leurs pas dans la boue
Et enjambent les premiers déjà morts
Ils se demandent s’ils arriveraient au bout
Où les accueillerait-il leur sort
le casque leur tombe sur les yeux
Ils ne sont pas encore en âge de le porter
Ils portent gauchement leurs vieux
Fusils et leurs cœurs de peur battaient
En ce mois d’hiver le ciel gris
En cette nuit glaciale tout est noir
les soldats en pleurant ont pris
leur courage ont laissé leur espoir
On ne voit rien sauf quand la foudre
S’abat elle illumine ceux qui gisent
l’odeur du sang et celui de la poudre
Mélangées soulevées par la brise
Ils courraient tous en avant
Mais personne ne voyait la haie
leurs corps sont couverts de sang
Mais on ne voyait aucune plaie
Quand l’un d’entre eux tombe
leurs jambes refusent de les porter
On lui creuse aussitôt une tombe
Une vie vient de s’arrêter