vendredi 30 juin 2006, par slamaterrienne
Je ne vendrais pas mon âme Même pas à celui qui me déclare sa flamme Au pire on échange nos baskets Et ça, sans vague à l’âme Après on se fait une fête
Je ne dealerais pas mes idéos Face à cette tribu de bobos Je vais pas leur faire de cadeau A tout ces renards d’eau On remet le compteur à zéro
Je ne donnerais plus jamais l’heure A tout ces marchands de malheur Qui chopent la trique en cassant du beur Ces ignares qui se confondent dans l’erreur En semant à qui mieux mieux la terreur
Je ne prêcherais pas le faut pour savoir le vrai Je déterminerais le vrai pour contempler le faut Et j’enverrais de l’autre côté de la méditerranée La smala inébranlable d’enfoirés de fachos Histoire de leur faire palper sur le tas l’hospitalité
Je ne regardais pas dans la même direction Que toutes ces tâches d’intellos bidon Bloquer par le bâton introduit dans leurs fions Pensant distribuer de ci de là de belles introductions Alors qu’ils nous éclaboussent de mauvaises intentions
Je ne blinderais pas mon cœur Je vais défendre mes valeurs Faire la pige à mes malheurs Montrer le chemin à mes sisters Avec elles organiser un monde meilleur
Je ne regarderais pas en arrière Y sont bêton les lampadaires Fragilise l’arcade sourcilière Mais soulage mon derrière Le mieux à faire exploser la fourmilière
J’éviterais les courants d’air En évitant les phrases trouvées par terre La machine fonctionne plein régime Ce mot me rappelle la famine Pas grave j’ai meilleure mine
Je ne déclarerais pas ouverte la guerre des mots Grand chantier national la guerre des maux On est tous dans le même bateau Faut fissa se mettre au chaud Ils sont devenus fous les pas beaux là haut
Je ne cautionnerais pas l’utilisation des maux Marre de la psychologie de bazar On ne peut pas tout légitimer Je vais acheter le guide du routard Et quelques peut le simplifier
Je ne tendrais pas la main Pour gaver mon porte monnaie J’essaierais de comprendre pour donner En imaginant de beaux lendemains Sur la tracée des chemins
Je ne donnerais pas à boire à ce messager du soir Et lui demanderais de ranger dans un tiroir Son baluchons et toutes ses idées noires En n’oubliant pas de lui rappeler son devoir de mémoire Ça lui évitera de vouloir refaire l’histoire
Je ne m’agenouillerais pas devant ces dealers de paradis Je leur confirmerais mon mépris Et ne manquerais pas de leur présenter dame pipi Je m’engage à organiser un suivit Pour éviter l’épidémie
Je ne validerais pas ces prêches radicaux Même s’il m’arrive de mâter là haut J’oriente ma foi vers les lois Je décide des mes lois avec mes droits Important toujours faire ses choix
Je ne condamnerais pas les utilisateurs de l’Europe J’irais avec eux me jeter une chope Voire même me griller une clope Mais ni familiarité, ni ambigüité, ni affinité Juste quelques banalités orientées Vers une ouverture possible à l’humanité
Je ne cautionnerais pas les propos de ce racailleux Oui je faisais référence au petit cravaté nerveux Qui s’approprie des propos mafieux Pour nous parler d’eux Bon ou mauvais ces mecs là c’est mes yeux
A quelques virgules prés des cieux Je m’engage à poser quelques points pour eux Glisser quelques tirets d’exclamations Histoire de retrouver la raison Alors là oui je vendrais mon âme sans interrogation.
Véronique BEKKAR ( juin 2006)