samedi 1er novembre 2008, par L’ami Zantrop
Midi boulevard Paul Claudel, l’afférente foule défile,
se promène, se guette, s’appelle, que faire sans ces sots ? Si ce _ n’est s’évader ?
Spleen aux terrasses des cafés, rêves aux affiches de lubricité,
empoisonné dans les fast -food automates, le chaland pense aux échecs et mate !
Une image pas sage qui propose au massage,
Une belle paire de fesses et deux seins doux luisants
de gel moussant dans les Recoins les plus cachés de leur intimité .
Un énorme camion manœuvre pour tourner entre les officines
transparentes et les ailes lustrées des belles limousines.
Centimètres par centimètres, sous les regards éteints décomposés derrière les écrans de verres qui cherchent en vain à se débrider, Il s’introduit par l’arrière.
C’est impossible jugent les regards hagards, à l’esprit ombrageux, hypothéquant trop heureux, le charme, qu’une aile eut été un peu pliée.
Le conducteur ne voit rien, cela se passe derrière, loin, il regarde son complice et devant lui se dégage.
La nénette encore trempée… n’a toujours pas bougée d’un pouce, Dans sa pose de dévergondée, elle offre ses trésors sous la mousse.
Les yeux dans les yeux, tout le corps tendu, le visage crispé, les muscles bandés, L’un fondu dans l’engin, L’autre avec seulement son aide des deux mains.
Centimètres par centimètres les vingt tonnes reculent, passent avancent et s’en_ vont ; Défiant la mutine, lacérant sans mollir, cette envie de sa_von…
Les pales mains baladeuses, regardent ces beaux membres bien vivants qui font jaillir une dimension, une autre émission de l’interaction.
Des esprits bien trop échauffés devant tant d’exploits, extatique, la belle s’en lave les mains et sans retenue, toujours s’astique.
Bien sûr lorsqu’ils sont sur la route, il vaut mieux s’en lever, car pour eux le code de la route : c’est souvent dépassé.
Il devrait y avoir beaucoup plus d’affiches, et bien moins de camions, pour enfin pouvoir dire qu’on s’en fiche, de nos bonnes pollutions.
Vous devrez bien vous rappeler, que cet homme roi, dès qu’on est sur la route, devient un très grand virtuose quand il doit manœuvrer…
Sens cet être sensé être ta part de rêve et pars, happé dans le jeu dangereux de l’envie, centimètres par centimètres, vers les falaises de la sublimation, sans t’y mettre en danger,
Pour ne plus disjoncter, aux affiches dénudées.