Du haut de ses huit années la douce enfant
S’est perdu loin dans son monde et ses pensées
Chaque matins devant cet ascenseur attendant
Qu’enfin les portes s’ouvrent et quelle puisse entrer
Des mots et des chiffres défilent dans sa tête
Elle se demande si elle a bien revisé
Les yeux pensifs, rouge carmin est la moquette
Collée sur les anciennes paroies tapissées
Doigt pressé lentement enclenche le bouton
Le sésame s’ouvre et elle voit défiler
Des visages familier, petits carrés ou ronds
Elle n’est pas à l’aise si ce sont des étrangers
Ce matin entre dans la boite rouge son voisin
Veste à carreaux et pantalons de velours
Un béret sur la tête et le sourire en coin
C’est ce qu’elle remarque de ce vieux tous les jours
Aujourd’hui il s’approche, son regard a changé
Le grand monsieur sent la naphtaline et le tabac
Il lui dit quelle est douce et belle et quelle lui plait
Innocents yeux d’enfant cherchent mais ne comprennent pas
Exitées et tremblantes, les mains sur le corps plat
Dans sa quête illicite du fruit défendu
Le criminel ingrat surement il ne pense pas
Qu’à cet instant la vie du petite ange n’est plus
Douce enfant ne connait pas encore les secret
Les vices des grands, pourtant elle sent quelle a perdue
Quelque chose, elle se sent sale elle se sent vidée
C’ est son âme que petite enfant a perdue
Besogne faite, le sourire au lèvre il demande
Ce sera notre petit secret ma chérie
Immobile et tétanisée elle fixe les bandes
Noires et blanches sur le sol de lino salit
Le soir petite fille rentrera le mal au ventre
Sans vraiment comprendre ce que le voisin a fait
Mais sentant une salissure en elle qui rentre
Maintes fois aura frotté au sang, maintes fois lavée
Il est sept heures, la petite fille prend l’ascenseur,
Comme tous les jours, petite fille est de bonne humeur
Ce matin il est sept heures, la petite fille pleure,
Elle pleure, elle a perdue son âme dans l’ascenseur