vendredi 8 juin 2007, par BADA
Elle avance, Elle a froid, Elle se hâte, Elle le voit, Il lui tape sur l’épaule et lui souris, Elle l’ignore, mais sa vie s’arrêtera ici.
Une claque, Un cri, Une patate, Elle s’enfuit… le supplie, Par les cheveux, il l’attrape Désormais, elle est à lui
"Mon Dieu ne me laisse pas, je t’en supplie …."
Des lames lui transpercent le corps, Ses larmes sont ses seules armes et encore, Plus de son… plus d’image… le temps s’est arrêté, Dans sa tête se résorbent ses cris étouffés
Principe des vases communicants, Plus il prend plus elle meurt Ses coups, Sa force, son poids, une tonne au moins
Son souffle effréné Calé sur les battements de son cœur effrayé, Sidérée, Frigorifiée,
"Mon Dieu pourquoi ne l’en as-tu pas empêché ?"
Elle ne sent plus rien Si ce n’est l’asphalte sur sa joue, Elle ne doit se souvenir de rien, Si elle veut pouvoir tenir le coup
Les yeux vers le Ciel, le corps atrophié, Elle demande sans même de se relever :
« Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonnée ? »
Bada