samedi 27 janvier 2007, par zoB
Le lien
J’ai déchiré le lien naturel Celui qui aurait du t’accompagner de ton début à notre fin J’ai écartelé ton équilibre Et testé très trop tes capacités de résistance affective J’ai mis en péril tes quelques repères
Désarmé tu as gardé en toi la confusion des sentiments Et abîmé l’intérieur de tes petits bras J’ai bien tenté de les soigner Mais ma main glissait sur ton épiderme
Je sais c’est dur petit bonhomme D’apprendre si vite à tout multiplier par deux Je sais c’est dur petit bonhomme de diviser sa vie en deux Je sais c’est dur petit bonhomme De se soustraire à l’un pour aller vers l’autre…incessamment Je sais c’est dur petit bonhomme Je dis je sais mais j’en sais rien en fait j’ai eu la chance que tu n’as pas eu celle de me tourner sur ma gauche puis de me tourner sur ma droite et de toujours apercevoir ou sentir ce lien à trois points au milieu du quel j’ai appris à nager mais je trouve que tu te débrouilles bien petit bonhomme et que tu nages vite et fort
Je me suis toujours dit qu’en essayant d’être toujours un plus heureux Mes p’tits bonheurs perso rejaillirait aussi un peu sur toi Tu me diras plus tard si je t’ai transmis la joie Et puis peut être un jour appuieras tu très fort sur mon égoïsme Et tenteras même de le faire saigner Et je te parlerai
Ce slam est un je t’aime Et une promesse qui t’es faîtes Que malgré ce faux départ Ta vie peut être une fête Tu comprendras un jour que tu en sera le principal artificier Mais je suis là s’il le faut pour mettre le feu à tes côtés
J’ai peu à t’apprendre et ne suis pas un saint Mais s’ils sont sains je serai là pour servir tes desseins Même si je ne maîtrise rien Même si je n’ai pas d’euros pour demain Je te sais mon héros pour tous mes lendemains Ce slam est un je t’aime Et une promesse qui t’ai faîtes