mardi 27 mars 2007, par fred dubonnet
Adorateur de la lune
Quand le soleil pointe son nez
Il part pour se coucher.
Il vit dans les bas-fonds.
Refuse de fermer les yeux
À du mal à les ouvrir.
Il cherche un plein
Qu’il n’arrête pas de vider
Il veut du rire des amis
Amis, amis.
La vie, la nuit
Il se lève l’après-midi,
Traverse la rue
En quête d’un noir
Qui saura le réveiller
Il se sent looser,
pense qu’il pue
Et n’entreprend plus,
Le prix de son abandon
Il le paye mille fois.
Mais il s’en fout
Il est toujours là
Et les nuits
Ne sont jamais les mêmes
Les écorchés sont de sortie.
Regrouper sur le trottoir
Des conquêtes, des victoires
Des défaites et des pertes
Qu’est-ce qui restera dans nos mémoires
Des pleurs, des rires, des cris
La vie, la nuit
Amis, amis
Quand ta douleur explose
Va le voir
Comme un soleil
Qui brille au cœur de la nuit
Il tourne le manège humain
Les succès déchus
Les malheurs croisés,
les illusions perdues
Il connaît tout cela
Dans ce purgatoire,
Il se sent bien
Il sait tous les chagrins
Il saisit son verre d’une main
Lève le bras jusqu’au matin
À la santé de son ami,
son compagnon
Son frère,
le désespoir