Le soleil tape sur le radeau.
Tombeau du rêve doré d’Hicham.
D’autres paysages,
de vivre en pays sage.
Une part de mirage,
au départ du passage.
Il n’y a pas d’ailes au radeau.
Il n’y a pas d’Eldorado.
Quand le destin du clandestin,
se dessine en bleu marine. L’ultime souffle sur le maritime, afin que
jamais il n’arrime.
Le crépuscule obscurcit une mer couleur argile, encourage les peurs agiles
à se rendre à la surface.
Alors les hommes font face.
Ils espèrent l’aurore,
redoutent l’horreur.
La lumière du phare déchire une toile,
noirâtre sans étoile.
Où le ciel et l’eau s’unissent,
pour le pire à venir.
Soudaine tempête,
rengaine des vagues.
Hicham prie,
la mer crie son mépris,
Hicham est pris.
A l’aube, une flaque rouge claque contre la roche,
comme son corps,
encore et encore.