La fille émue, la fille est là, la fille est nue
Et , ainsi nue, elle insinue , que ses seins nus
Que ses seins sont en érection. Que cesse ce son
Que cesse ici ce son acide , cette agression
Regardez les , regardez les regards des élèves éperdus
Essoufflés et soufflés d’avoir osé siffler
Leur modèle nu . Leurs mots dénués de tout sens
Etaient ils censés l’encenser ? Mais l’indécence
De ces seins nus qui s’insinuent dans tous leurs sens
A provoqué trop de sifflets et de silence.
Elle a filé la fille nue , la fille émue
D’avoir osé se désosser , se mettre à nue
Etalée comme sur l’étal de son boucher
Face à ces faces de fadas mal embouchés.
Et eux, tout bêtes, dans leurs têtes, se répètent
Que cette nymphe , à eux offerte , qui, était prête
A être croquée a craqué et s’est enfuie
Et, éperdus ils ont perdu leur si beau fruit
La fille émue, la fille nue, elle est partie
Par timidité, par pudeur et peur aussi.