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Les sardines

mardi 27 mars 2007, par Mimie

les sardines … et nous !!!!

Les sardines

Les sardines entassées Dans leur boite et dans l’huile Elles me font trop penser A nos p’tites vies débiles

C’est une histoire sans queue ni tête Mais pas sans arrêtes Que c’est bête !

Ça, pour baigner ,ça baigne Dans l’huile ou … dans autre chose Mais c’est sûr que des beignes On en a l’overdose

On est comme ces sardines Entassées dans nos boites Touts pareilles , toutes clean « Petites boites , très étroites… »

Parfois, comme dans la vie Y a un peu de piment On en pleure, on en rit, Ça arrache, c’est dément ;

Les sardines, comme nous, Elles migrent, elles voyagent, Elles viennent de partout En boites ou à la nage

Les sardines du Maroc Ou bien du Portugal On les grille , on les croque Que c’en est un régal.

Mais tout comme les humains Celles qui viennent de loin On leur reproche en France De faire concurrence

Aux sardines françaises Les meilleures, les uniques Bretonnes ou Marseillaises Elles sont sans critiques

Et tout comme on spolie Les hommes de leurs pays Elles seront vendues ,aussi, Au plus bas prix.

Pauvres bêtes et pauvres hommes Parce qu’on se retrouve en somme Devant la même adversité On est dévorés sans pitié.

Elles ne nous ont fait aucun mal Ces pauvres sardines, et pourtant On les adore , on s’en régale Malheureusement en les bouffant.

Et y a pas qu’nous qui les mangeons Y a aussi tous les autres poissons Voilà ce que c’est dans la vie Les plus gros dévorent les plus petits ;

Alors c’est pour se protéger Qu’elles ne se déplacent qu’en bans Elles se tiennent si serrées Qu’elles se protègent mutuellement

Et pourtant, dieu sait qu’elles sont prises Quand même dans les grands filets Des gros pêcheurs et qu’elles sont mises Soit en boites soit sur les marchés

Pour être, de toute façon Dévorées par moi, je l’avoue J’ai honte , je sais ,je dis pardon, J’adore les sardines, pas vous !

Allez j’vais faire comme ce bon Jean De la Fontaine évidemment A la fin de ma petite fable Et avant de passer à table Je vais vous faire à ma façon Ma p’tite moralité bidon.

Que vous soyez homme ou sardine Suivez les lois de la nature Pas la peine que ça vous mine Ça n’y changera rien je vous jure Un jour vous dévorez autrui Et un jour c’est vous qui passez A la casserole et c’est la vie La mort en fait aussi partie Il n’y a plus qu’à l’accepter.

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