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Ma Liberté

mercredi 24 mai 2006, par jubilee


Tu sais il’y’a longtemps qu’j’ai compris Qu’elle est trop belle ma liberté

Et j’peux t’dire que t’es pas l’premier A m’dire que j’suis space ou allumée A en rire ou à en pleurer

Moi y a bien longtemps qu’mon destin M’a appris à les voir de loin Ceux qui rêvent de me calmer et qui n’arrivent qu’à m’énerver En général ils sont bourrins Et pas difficile à repérer C’est ceux qui t’veulent toujours du bien Avec cet air d’vouloir t’soigner Ça ils n’arrivent pas à l’cacher Même qu’ça leur sort par les trous d’nez A n’en plus pouvoir respirer

Ils aimeraient la voir enfermée…. Ma liberté

Y a ceux qui sont bien trop curieux Qui en prennent déjà pleins les yeux Y veulent quand même y mettre les doigts Pour voir si c’est chaud si c’est froid C’est ceux que l’on retrouve par terre comme ça Avec un cœur en moins parfois

Ils aimeraient bien s’en procurer… d’ma liberté

Rien que pour pouvoir y goûter Voir si ça pique si c’est sucré Et qui finissent en train d’gerber En bas dans la cage d’escalier Faut dire qu’c’est dur à avaler De la si pure, d’la si salée

Z’ auraient aimé la voir pleurer…. Ma liberté

Yen a des qui s’prennent pour mon père Qui cherchent toujours sous des faux airs A m’défaser, « Ils f’raient mieux d’aller s’faire soigner ! » En général c’est l’goût amer du : « J’me laisse pas faire et j’reste légère ! » Qu’ils ont du mal à digérer Ça attaque leur virilité Et ils se couchent là tout déjantés

Ils croyaient pouvoir la dompter… z’avaient rêvé

D’autres qui n’arrêtent pas d’zieuter Sûr qu’ils n’en ont vu qu’à la télé d’si beaux espaces de liberté Juste après la publicité Oublie ! c’est celle que t’a zappée Faut pas chercher à l’encadrer Moi j’ai eu beau essayer, pour être comme tout l’monde vous savez J’ai vite compris qu’elle n’avait pas d’câge

J’ai bien compris qu’elle était sauvage… Ma liberté

Elle me fait rentrer dans les gens Ou bien encore courir dans l’vent Un peu comme ces vilains garnements Qui n’écoutent jamais leurs parents A croire qu’elle n’en à pas eu Qu’elle a trop traîné dans les rues Sûrement c’est ça qui les effraye Et encore moi qui en fait les frais

T’nez j’vais vous dire un secret :

Parfois quand j’sais pas quoi faire, je joue avec ma liberté J’la jette en l’air, j’la fait sauter Pour voir où est ce qu’elle va r’tomber Ça leur fait perdre tous leurs repères Quand ils cherchent à la rattraper Ils peuvent penser qu’elle est fragile Et ils sont là pas très abiles, à s’affoler Ils ont l’air encore plus débiles, moi c’est ça qui m’fait rigoler J’ai pas peur d’la voir atterrir, je sais qu’elle n’peut pas s’écraser Vu que j’la r’garde s’épanouir, depuis l’enfance comme vous savez

On n’a rien me reprocher, C’est pas moi qui l’ai inventée On ne pourra pas me la voler, ni la vendre en supermarché C’est mes parents qui m’l’ont r’filée J’sais pas où ils l’ont dégotée On a pas toujours rigolé Ça sert à rien d’me jalouser Mieux vaut apprendre à la fabriquer Car quand il n’y a plus rien à grailler C’est tout ce qu’il nous reste pour exister Nous pauvres humains bien cadrés dans nos p’tites cases si bien fermées

J’aime pas trop qu’on vienne m’en parler C’est peut-être pour ça que j’vous ai devancé Je ne peut pas vous en fournir J’vais vous dire comment l’entretenir Tous les jours au quotidien Ça se malaxe comme du bon pain Faut s’accrocher à son avenir pas oublier d’travailler sur soi , C’est certain ! Pour s’aimer encore le matin Et réussir main dans la main A avancer le cœur serein

C’que j’préfère c’est la partager Y a quelqu’un qui veut l’essayer ?

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