L’homme dit qu’il va rendre la justice,
attend-il le moment propice ?
Le vingt-et-unième débute.
L’homme exécute,
sa justice electrocute.
Ressens-tu le choc de la peine,
l’echec d’une vie reine.
Que la pesanteur attire à l’erreur,
quand l’état oppose la terreur.
L’homme dit qu’il va rendre la justice,
encore combien de nos fils en sacrifice ?
Le vingt-et-unième siècle commence.
L’homme crie encore vengeance,
sa justice applique la sentence.
De l’espoir sur la potence,
noué à la peine, fragile marmite,
encerclé par la haine, vautour qui gravite.
Pour un jugement que l’on dit au mérite,
façon de voir sa vie Homérique,
car le plus souvent on hérite.
L’homme dit qu’il va rendre la justice,
encore combien de sé-vices.
Le vingt-et-unième siècle a connu sept hivers.
L’homme délibère,
sa justice enterre.
Ressentons nous la peine capitale,
à notre infime espèce,
à l’infâme réponse,
de l’espace infirme.
Ici la mort aux deux bouts du couloir,
là le corps debout le cou noir.
L’homme dit qu’il va rendre la justice,
peut-être à nos petit-fils.
Le vingt-et-unième siècle se lève.
L’homme rêve,
sa justice rédemptrice,
qui, pour une déraison protectrice,
commet elle-même la récidive.
Passant outre le récit divin.
De la misère à la corde.
Misère et corde.
Miséricorde.