Sur le quai de la gare mon regard s’égard au gré du hasard
Il rencontre une montre qui indique un train qui sera en retard
Et les voyageurs qui s’en rendent compte se mettent en pétard
Soudain, mon regard s’arrête sur un visage fin à la beauté rare
Il se met un temps à faire semblant mais mon regard est hagard
Je décroche ma tête pour essayer de l’empêcher de voir
Quand dans mon champ de vision arrive un géant sans crier gare
Mon regard oubli et va se promener cueillir des bouts de vies
Ces instants précis, où les gens se livrent à l’envie à celui qui veut
Ils offrent des moments communs et parfois précieux
Le sourire d’un enfant, le soupire d’un parent excédé par ses cris