mardi 29 août 2006, par Ape X
J’rêve pas trop, c’est la lente désolation, Mon esprit fait écho dans les abymes. Dans les abymes du temps, dans les abymes des sentiments, dans les abymes de l’isolement. Seul au monde entouré de tous ces énergumènes aux nerfs qui se surmènent. Mon esprit fait écho dans les abymes de ces cerveaux qui me comprennent à peine et me répriment. Je n’ai rien à dire et ils veulent me faire cracher le morceau, Rien à sortir et ils m’inventent tous les maux, Qu’un unique désir et ils me prêtent des idéaux, Aucun plaisir et ils me veulent mégalo.
Ton visage résonne dans mon crâne d’ivoire pourchassé, Fragile près à exploser par erreur, A se casser, s’éparpiller par frayeurs. Et mon esprit fait écho dans les abymes, Signe que l’utopie se finit, ouverture des paupières, atmosphère éphémère. Aucun retour en arrière à imaginer. Incompréhension. Hésitation. Consternation. Comprendre pourquoi et comment, vraiment nous n’arrivons pas à comprendre ton pourquoi et mon comment. Complication de nes cas, cadeau de nos raisons. Deux grandes gueules s’entrainant vers l’autodestruction. A la crevaison.
Le monde peut bien crever. Au proche Orient. Au Darfour. Dans les ghettos de Chicago et de Rio. Qu’est ce que ça peut me concerner ? Me consterner ? Problème mille fois plus important. En rapport avec le Néant. Y-a-til quelque chose à comprendre. A reprendre ? A entendre ? Ne pas s’y méprendre, ce n’est pas un appel. Juste mon incapacité reflétée, ou alors comme l’autre hippie, ressucitée. Murmure à mon mur, sur mes ratures et autres conneries peu sûres. Absence de réponse à mon esprit qui fait écho dans les abymes. Qui fait écho et qui s’abime. Qui fait écho en espérant un signe. Un de tes signes.
ApeX