lundi 12 mai 2008, par vincent
Tu imagines à peine
La colère qui est la mienne
Depuis ces dernières semaines,
A peine.
Ce n’est pas du sang qui coule dans mes veines,
C’est un torrent de haine
Qui déborde souvent et souvent se déchaîne.
Tellement j’étais loin, mais tellement loin de penser
Que la baraque puisse un jour ainsi s’effondrer,
Sous les décombres ruisselantes rien que des ruines restantes,
Rien qu’un silence de mort à vous refroidir un corps,
Rien qu’un lourd mépris qui continue sur moi de peser.
Combien je suis déçu que tu n’aies pas eu le courage de venir jusqu’à
moi. Me faire cet hommage une dernière fois.
Je suis bien naïf tu vois car j’aurais cru à plus d’attentions de ta part
Et je te jure que de te voir ainsi te défiler devant moi, cela m’a fait tout
bizarre.
Je dois être un crétin mais un crétin qui lui se souvient de toi très
bien
Et je vais même te raconter
Qu’un jour ce crétin m’aurait confié qu’il n’attendait rien
D’autre que la seule vérité.
Mais tu vas rire, tu sais ce qu’on lui a répondu, moi et mon tact
légendaire,
On lui a dit comme ça du tac au tac : « Mais mon pote mais t’as pas les
pieds sur terre,
« La seule vérité » mais est ce que tu entends les conneries que tu
déblatères ? »
Tu sais vraiment dans le fond ce qui me tracasse
N’est pas tant l’éloignement
Que tu n’es pas trouvé la force de m’avouer les choses en face.
Tu peux quand même admettre que le coup du SMS,
Cela m’a fait péter les plombs.
Je me suis senti trahi, le mot est de raison,
La sensation d’avoir été pris pour un con.
Parce que si on est sérieux deux petites minutes,
Deux seulement,
Moi je te demande alors comment tu aurais voulu que je le prenne
Autrement
Quand on a entendu toutes ces belles promesses
Et qu’on voit par la suite où elles mènent ?
Elles aboutissent, pardon pour la politesse
A ce simple et putain de SMS.
Alors si on est sérieux ces deux petites minutes,
Ces deux là seulement,
Moi je te dis que si tu avais voulu faire pire,
En somme tu n’aurais pas fait mieux,
Deux petites minutes si on est sérieux,
Et qu’on arrête un peu de rire
Bêtement.
Tu sais vraiment dans le fond ce qui m’horripile
Est que je garde, comme un héritage de toi,
L’impression pénible
Que tu t’es foutu de moi.
L’impression pénible et la pénible impression
Que tu t’es révélée incapable d’assumer tes opinions.
Tu es ce genre de filles qui ne dira jamais oui ou non
Mais qui se contentera de répondre peut être.
Ce genre de filles qui ne voudrait garder que le meilleur,
Et qui voudrait qu’à lui courir après, on s’épuise le cœur.
Ce genre de filles qui me reprocherait d’être un perdant, ou de ne pas
être un battant,
A qui je répondrais que je ne suis pas bête au point de courir derrière
quelqu’un d’absent.
En définitive tu vois je suis un crétin qui ne fonctionne pas comme toi,
Un crétin qui ne sait pas faire semblant,
Un crétin qui ne sait pas tricher avec ses sentiments.
Quand devant moi je vois cette faiblesse, cette lâcheté qui m’effraie
autant qu’elle me glace le sang,
Quand devant moi je vois cette froideur, ce bloc de marbre que tu es et
que je trouve angoissant,
Quand on me dit qu’il faut surmonter les épreuves et supporter cela,
Quand on me dit qu’il faut tomber pour apprendre ensuite à mieux se
relever,
De mon côté je réponds que je n’ai qu’une devise à ce sujet là :
Se souvenir et pardonner mais ne pas oublier, jamais.