jeudi 15 juin 2006, par fred dubonnet
Parce que ton cœur est grand tu veux comprendre le monde. Tu te tiens au courant de tous les évènements, Tu sais les peuples qui souffrent et leur colère qui gronde. Comme un cancer du sang, ça te bouffe lentement. Quand tu ouvres, la télé, la radio, les infos. Si tu allumes les journaux, tes yeux et tes oreilles, Qui parle le plus haut ? Qui nous montre son museau ?
Nous avons soif, les sages n’arrosent plus de merveilles Comme des concierges qui jacassent aux nouvelles tristes, Chaque incident devient historique, polémiste. Nos amis les journalistes font bouger l’immeuble. Entre deux dépêches, merci d’acheter des meubles, Ils sont beaux et pas chers. Mais la blonde qu’est derrière, Qui nous montre son cul à moitié dévêtu, Tu ne la posséderas pas, elle soigne sa carrière, Un animateur nous sourit. Là, je n’en peux plus
Nous avons soif, les sages n’arrosent plus de merveilles.
Le champ médiatique est un véritable miroir Que crois-tu qu’il renvoie aux hommes du territoire ? Ce n’est pas du tout l’état d’esprit de notre peuple, C’est un défilé carnavalesque plein de ketchup. Nous avons soif, les sages n’arrosent plus de merveilles. Et je sais que tu sais, ils savent que nous savons, On laisse faire, parce qu’on a nos petites affaires, à faire. Attention, on connaît l’enfer des paradoxes. Donnez-nous une info, on trouvera l’intox. De vos langues de bois, nous ferons un beau banquet. Éteignez vos postes. Rendez-vous où vous voudrez. Pourquoi pas festoyer à l’ombre d’une roseraie ? L’amour, ça se passe en vrai, c’est là l’intérêt, Et je sais que tu sais, ils savent que nous savons, Homme libre est tu là ? Je ne t’entends pas, mais j’essaie.