vendredi 21 novembre 2008, par L’ami Zantrop
Elle est partie un beau matin de Mai, Devançant heurts et brouilles
Art de l’esqui _ ve S’occuper du café.
Ces yeux coulants, dépitée mais ravie Aux limites de la colère,
De la cuisine, soudain elle me crie :
J’em_porte le cabas Avec moi là bas prendre l’air.
Et moi qui ne connaissais pas ce Jean, Redevenu un innocent,
Lisant au lit, mais disant , m’enlisant :
Puisque vous êtes deux, Prenez donc aussi les croissants.
Dans sa robe d’ébène crasse moisie,Dieu y avait mis le paradis
Aussi j’y per_dais Mon pauvre latin.
Sur ce ta _pis ces roses calcinées, Ne pouvant cacher mon émoi,
Je fermais les yeux pour mieux te revoir,
J’attends depuis dix mois, Que tu m’apportes mon café noir.
Mon albatros des îles Aléoutiennes, Dans son envol au vent mauvais,
Allait oublier de faire mes paires siennes
Et dans la nuit glacée, Je m’aperçois qu’aucun corps serre.
Elle est partie un jour de Mai pourri, Avec mes fruits confits
Et hors de mes amis, Comble d’ignominie.
Ce chacal répugnant et dépravé, Ne cesse de me tourmenter
Et je ne peux plus vivre comme avant, Si elle ne revient pas,
Jusqu’à mon trépas, …Je boirais…
Je boirais…
Du chocolat…