mercredi 25 juin 2008, par Fork
Je suis jeune et j’ai la hargne
Je suis dehors ce matin mais mon destin est dans mes mains je le pétri
Je reste patient et je suis calme
Le temps est long dehors mais c’est provisoirement mon sort je lui sourit
Je me bats avec une arme
Un arc a verbe que j’ai construit d’une branche cassée de bois pourri
Vos petites pièces chaque jour m’épargnent
Mes entrailles un trou béant de faim qu’on ne peut combler à coup de centimes
J’ai ma foi qui se lézarde
Des fissures si grandes que mon espoir s’échappe un peu de toutes ses fuites
Je me bats mais je n’ai plus d’arme
J’avais peur qu’elle creuse encore un peu les entailles de mon cœur flétri
De mon reflet je ne voix qu’une barbe
L’hygiène est désormais surplus depuis que je suis devenu gris
J’ai une bouteille dans ma mansarde
Dans la rue il n’y pas d’amis c’est devenu ma seule compagnie
J’ai mes yeux mais je n’ai plus de larmes
Toute cette liberté mais plus une force c’est donc ici que je reste assis
Aux passants je lance des vannes
Comment pourraient-ils entendre cette voix sinistre sortie d’un puit
Vos déchets sont devenu manne
J’habite depuis longtemps cet enfer juste derrière les murs du paradis
Je suis vivant mais je n’ai plus d’âme
Vous marcherez sur ma dépouille, mon sanctuaire est en carton, c’est ce qu’on appelle être sans abri
Cet hiver la mort me nargue
Le regard vide je lui sourit le froid me mange je veut finir ma vie cette nuit
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Encore merci à la Marianne
Mourir m’a fait le plus grand bien en bon chrétiens je suis beaucoup mieux ici
Sur le trottoir la place est large
Un clodo mort ce matin dans ses guenilles sera remplacé avant midi
Ce n’est pas fiction mais bien un drame
Chaque jours dehors sans but et pas par cent mais bien plus de mille
Faites attention à cette hallebarde
Une épée de Damoclès sur les familles qui pourraient bien perdre leur nid un souffle ds la pénombre