Un soir, tu t’es invité chez moi
et tu t’es glissé sous mes draps
et tu m’as caressé de tes doigts.
Tu t’es insinué sous ma peau
et désormais, tu courres sur mon dos.
Je me regarde dans ce mirroir
mais, je te vois, ternir mon regard.
La honte me submèrge…trop tard !
Tu es là et je te sens blâfard.
J’ai comis l’erreur de t’aimer
à corps pèrdu je me suis lançée.
SDA, c’est ton nom,
SIDA, mon poison,
SIDA, ma déraison,
SIDA, je dis non.
Tu étais partout dans mes nuits,
et tut’infiltrais dans mon lit.
Tu m’as fais brûler toutes mes envies.
Tu es entré en moi et me détruit,
je me suis perdu à l’infinie, je me suis brisée à cette folie.
SIDA, c’est ton nom,
SIDA, mon poison,
SIDA, ma déraison,
SIDA, je dis non.
Tu es en moi, enraçiné, je le vois
et tu consumes ma vie, je le conçoi,
car, tu me guettais, là où j’étais,
tapis dans l’ombre tu m’épiais.
Tu me laissais aller à mes envies
pour mieux détruir toute ma vie.
Le remord et la honte me hantent.
Je suis là, cette image est imonde,
celle que mon mirroir me redonne.
Mais, désormais, mon visage est creux.
Tu es prêt pour me culpabiliser,
je te vois, ma faute est d’aimer.K
SIDA, c’est ton nom,
SIDA, mon poison,
SIDA, ma déraison,
SIDA, je dis non.