Sable mouvant
A croire que je le fais exprès
Fallait si attendre en faisant ce qui me plait
Libre plus ou moins
Mais surtout incertain
Peut sur de moi-même
De ce que je pense masquant ma peine
Avouer la vérité me parait impossible
L’amour est un cri perçant que le vent crible
Je hurle dans la tempête personne ne m’entend
Je m’écorche le cou et les bras en avançant
Cherchant refuge dans ce désert de plainte
Assis dans les sables mouvants la voix éteinte
J’attends sans trop savoir quoi
Je guète le néant persuadé qu’il me parlera
La patience n’est pas mon fort et pourtant
La plume perce cette couche de roche scintillante
Ces pierres si solides autrefois
Sont devenues un même obstacle qui efface mes pas
Je marche sans laisser de traces
Comme si le passé glissait, que les souvenirs s’effacent
J’oublie lentement mon but
Je m’approche de la falaise ignorant la peur de la chute
Un jour mes pieds quitteront se sol brulant
Je déchirai la tourmente des dents
Je partirai et ne me retournerai qu’au dernier moment
Et si je marque le temps brièvement
Je saurais alors que le sable ne m’est pas indifférent.
Le demi-sourd