J’aurais pu débuter ce texte très fort,
Par de liminaires zeugmas sans accords,
Un vocabulaire apocryphe et tranchant,
Mais ce serait hors sujet et bien chiant !
Ce que j’ai à dire cette fois-ci
Est très simple et le voici ;
Par amour des mots euphoriques,
Par amour, des sens métaphoriques.
Je me demandais en cette nuit amoureuse,
Qu’est-ce que les sentiments sinon une nébuleuse ?
Un effet d’optique car l’amour rend aveugle ?
Ou un joli virus qui nous rendrait ô si veule ?
L’amitié autant que l’amour, quand passion il y a,
Est comparable à la douceur d’une rose ou du lilas,
Mais laissez moi les voir telles une corde raide,
Un nœud au milieu symbolisant les liens de l’entraide.
Et bien, c’est par une simple et fine ficelle d’or
Que nos liens tiennent et que la haine dort,
On maintient chacun notre bout de cordelette
Si précieusement, la passion est un art des lettres.
Sentiments insomniaques vagabondant et unijambistes,
Si fragiles lors de mauvais temps, myopes et autistes,
Tout ceci parait si chétif et éphémère, amour funambulesque,
Qu’on en vient toujours à trop tirer sur la corde, acte grotesque.
Et parce que chaque écrit doit se solder par une morale,
Je pose la mienne à l’encre de mon cœur et à l’oral,
C’est à trop jouer avec cette corde qu’on fragilise les liens,
Plus fort on s’attache et plus vite elle rompt, écoutez moi bien !