vendredi 5 janvier 2007, par Lila
le slam, c’est une flamme
qui est né de l’étincelle poésie.
moi, je m’en sert comme une arme
plus fort que l’épée et le bazouka réunis.
je préfère voir dans tes yeux des larmes,
pour un jour te dire "mon ami".
que de gâcher ton âme
et de la voir meurtrie.
garde ce visage aussi calme,
face à ton plus grand ennemi.
même si ta haine est éguisée comme une lamme,
prend sur toi et sourit lui.
use de tous tes charmes, slames
jusqu’à l’infini
jusqu’à en décrocher une palme,
nourrit lui son esprit.
même si t’as du mal, même si tu rames,
même si ta langue s’angourdie,
c’est pas un drâme.
utilise ta voix comme une mélodie,
comme l’inépuisable tam-tam !
tu vois, il s’enfuit.
alors, aujourd’hui je sonne l’alarme !
c’est un appel à la vie ou à la survie,
pour les hommes et les femmes
pour les gens prés ou loin d’ici :
slam, slam et re-slam
qu’il y est du soleil ou de la pluie,
que ta religion soit l’Islam
ou que tu ne sois pas bénis !
vaux mieux qu’on t’réclame
plutôt qu’on te banit !
moi, je veux qu’on m’acclame,
qu’on me sourit…
qu’on me considère comme une grande dame.
moi je veux qu’ lors de mon autopsie
on trouve encore du slam !
je veux qu’ ce soit une manie, une raison de vie.
je veux pas jouer le gendarme,
je te dis juste d’ faire du bruit
à chaque fois qu’ j’entame,
un nouveau récit !
alors, je vous invite messieurs, mesdames,
à sortir de vos apprioris.
à reprendre vos leçons de gram’
et de lâcher sur un texte milles folies.
pour qu’enfin on se proclame,
ensemble garçons ou filles
comme les nouveaux pro du slam !
que cet état d’euphorie
jamais ne se calme
jamais ne s’réduit,
comme la foi d’un Imam
laisse agir la magie.
tu verras ta plume, ta feuille s’enflament,
tel un incendie,
tel un feu de lance-flamme !
alors brode ta poésie,
comme la mosaîque d’un hammam
comme un tapis aux milles fantaisies,
faut qu’ ton texte brûle, crâme !
tu verras c’est l’extase garanti !
car même si on commence par amstramgram
on devient vite serviteur de l’encyclopédie.
alors lance toi, slames !
que tu viennes de Paris
ou même d’Amsterdam,
rejoins-nous par ce tram
appelé ton stylo bille
car, on a tous en nous la même envie,
celle d’allumer cette flamme
qui est née de l’étincelle poésie.