jeudi 4 décembre 2008, par Thierry CABOT
Tu viendras, je le sais, ma pure sentinelle, Côtoyer ce que l’âme a de plus chavirant ; Nos mains fines auront des éclats soupirant Comme un baiser de feu dans une aube éternelle.
Le monde ne verra que ta chaude prunelle ; L’espace immaculé semblera transparent ; Vers le matin fécond redevenu plus grand, Je m’élancerai loin, tel un dieu sous ton aile.
Des chapelets de rêve, amples, vertigineux, Enlaceront nos coeurs de millions de noeuds ; En toi, le ciel ému fera choir les étoiles ;
Et jusqu’au fond du temps cajolé par le jour, Nous irons d’un vol saint, allégés de tous voiles, Intensément mourir du sang de notre amour.