Ni l’ennui ni même la paresse
M’ont poussé à faire ce que j’ai fait
Ou ce que je ferai qu’elle maladresse
Et ce verbe comment le conjuguer
Beaucoup d’encre beaucoup de mots
Parleront de cet acte mesquin
Ignorent-ils que c’est dans un étau
Que je signe mes mots de la fin
La vie n’est pas si bête qu’on le croyait
Elle a des yeux et des intentions mauvaises
D’un oeil elle pleurait d’un autre elle riait
Elle a un cœur de glace et une main de braise
Je cousais mes principes pour lui faire face
Quand tout le monde pliait je restais debout
Je souffrais mais je restais toujours coriace
Et c’est ainsi qu’ils me croyaient fou
Je refusais de renoncer à mes vœux
Que j’avais tout au long protégés
Insipide et amère ma vie sans eux
C’est sous leurs ails qu’ils m’hébergeaient
Être fidèle à ses principes certes
Les trahir gratuitement ce n’est pas beau
Mourir fidèle tout le monde le souhaitent
Les trahir c’est tout de même mourir sot
Faire fin à ces soupires qui me mordent
Les terrer dans ce cœur aux haillons
Je m’offre une longue nuit avec cette corde
Que cette branche tienne bon