dimanche 5 février 2012, par Ananar
Mal à l’aise,
A frôler le malaise
D’une aile de poulet
Affolée…
Même pas hallal,
Pas d’éthique en tête
C’est drôle et pathétique
De guetter le fond d’cale,
Et d’être lésé,
Balèze,
Par le vol d’une brosse-à-dents
Larcin de haut-vol
D’un gosse ou deux
A cran,
D’arrêt ou pas,
C’est de l’art.
Et,
Au port de Pézénas,
La guitare sèche
Au son des cigares
A peine nazes.
Hélas,
Elle s’évapore et crache
Un nuage de gaz rare.
Elle ignorait qu’à Pézénas,
A part pour les vautours,
Y’a pas d’aéroport
Pour faire cale-sèche
Mais pour parfaire la dèche.
C’est clair comme eau fraîche,
Ca me ferait sourire
De le perdre à vau-l’eau.
Au contraire,
Il faut en rire aux vents
Plus souvent qu’à son tour.
Il vaudrait pire
Le voir mourir
Pour les vautours, les vampires,
Tout éméchés,
De fait,
Ils sont de mèche.
Mal à l’aise
A frôler le malaise, donc,
Lorsqu’une voix de fadaise
A tire d’aile me souffle au nez :
Va manger du poulet.
Trouver les bestioles,
Point sur le front,
Croix sur le papier d’emballage,
Après vérification de l’âge,
Trouer les bestioles.
Quel gavage,
J’étais emballé !
Si bien que la sauce
Aux herbes folles,
Je ne la préparais qu’après.