Chaque jour que le soleil fait, nous nous plaignons,
Jamais reconnaissant de cette Mère Nature,
Agissant comme des gosses paraissant mature,
Et ce bonheur sur nos lèvres que nous feignons.
Nous chantons que l’argent ne fait pas le bonheur,
Tout en cochant les cases d’une grille à millions,
Fatigué d’une journée de boulot, on se couche de bonne heure,
Travailler plus pour gagner plus, comme c’est mignon.
Recyclage, tri, et autres conneries anti-pollution,
On ne se rend même plus compte de qui salit notre Terre,
Je vous jure que si beaucoup pourrait enfin se taire,
On aurait une planète saine et sans population.
On se morfond pour des kilos gras, des rides ou une taille,
On fusillerai les autres qui ne nous ressemble et où que t’ailles
Il y a toujours ces gens, ce peuple, ce pays qui voudrait mieux,
Être riche, être aimé, avoir un autre voisin ou vivre toujours plus vieux.
On prie pour le bien tout en oubliant l’équilibre nature du mal,
On oublie aussi toujours plus vite les mômes sur lit d’hôpital,
Parce que ne pas avoir réponses à nos caprices est tellement cruel,
Qu’on insulterai la vie et maudirai cet anonyme différent dans cette ruelle.
On prend volontiers le bien, considérant le mal comme un affront,
Si la vie c’est le bien, alors la vie c’est le mal tout autant,
Parce que la nature c’est la normalité alors cette vie je l’affronte,
Prenant le bien avec sourire, supportant le mal en chantant.
A peine vingt ans et de profondes cicatrices au cœur,
La mort qui navigue parmi mes proches, l’amour qui me fuit,
Les mensonges qui ruinent des vies et la haine, et la peur,
Mais soyons moins con, la vie c’est ça, la vie et la merde qui la suit.
Gravé en moi comme un guide de vie, une devise, une morale,
Affronter la vie, lui faire face, car supporter le mal c’est jouir du bien,
Le bonheur est un état d’esprit que j’exprime à l’oral,
Cope wit’ life à jamais, un clin d’oeil au mal qui fait beaucoup de bien.