lundi 15 mai 2006, par Mathurin Gasparini
Au bord d’elle
Leur peau comme une ultime frontière Muraille de chine Entre leur intérieur et nous. On reste au bord toujours.
On s’approche, on frôle, On caresse, on malaxe, On s’immisce du mieux que l’on peut Mais on reste au bord toujours.
Quel que soit les détours On ne fait qu’affleurer, On reste à fleur de peau, Au bord toujours.
Bordel que j’aimerais un jour M’infiltrer à l’intérieur, Visiter, m’installer peut-être, Envahir ce territoire
M’introduire dans ses poumons Me mélanger à son sang, Parcourir ses veines Et ressortir d’entre ses lèvres.
Stop, passage interdit. On reste au bord On se contente de la surface Des interstices par lesquels on peut pénétrer
On reste au bord d’elles Maisons closes, lieu de débauche Lanterne rouge au-dessus de la porte Plus loin c’est terra incognita