Ce soir encore c’est la fête,
Et nos verres on va lever.
Peu importe le jour, l’heure, le prétexte,
L’important c’est qu’on va trinquer.
Parce que ce soir on va se fendre la gueule,
On va enfin passer un bon moment.
Ensemble on va se sentir moins seul.
On attendait ça depuis si longtemps…
Et tu bois, et tu bois, et tu bois,
Tu vois, c’est plutôt facile.
Alors tu bois, tu bois et tu bois.
Tu te laisses aller sur le fil.
Comme un champagne qui se bonifie
On prend de l’âge, de la sagesse.
On prend aussi de la bouteille
Une chienne qu’on croit tenir en laisse
On la promène à tout va.
De bars en bars,
De vers en vers.
Elle nous fait parler tout bas,
Qu’il fasse tard,
Ou que l’on doive se taire.
Et tout le monde est encore là,
Ton numéro met le public est en liesse
Dans l’ombre personne ne s’aperçoit
Que c’est elle qui te tient en laisse
Et tu bois, et tu bois, et tu bois,
Pour faire taire cette chienne qui aboie.
Redevenir maître chez toi, où tu lui fera la fête
Peu importe le jour, l’heure où le prétexte.
Tu te verses une larme de whisky,
Les tiennes ne veulent plus couler.
Tu savoures cette eau de vie
La tienne tu ne peux plus l’avaler
Alors tu t’agrippes à cette bouteille
Comme si tu étais un naufragé
Elle, elle peut te donner des ailes,
Et tu ne tardes pas à voler.
Un premier verre qui traîne sur le comptoir.
La confiance des autres, cul sec, avaler.
Tu finis par terre sur le trottoir,
Où le monde se met à tourner
Tu titubes, tu vacilles…
Dans tes yeux plus rien ne brille.
Tu trébuches, tu t’esquives,
Avant de partir en vrille.
Plus que des verres qui se renversent,
Ce sont des amis qui tombent.
Plus personne pour amortir ta perte,
Juste les tables que tu a laissé tombes.
Mais tu bois, tu bois et tu bois
Tu travailles ta foie mais jamais tu ne pries
Et tu te noies, tu te noies,
Dans le reflet de ta propre folie
Tu sais bien que derrière chaque bouteille
Peut se cacher un mauvais génie.
Pourtant tu continues à vouloir être auprès d’elle
Parce que c’est ça la fête. Et tout le monde applaudi.