Etendu dans l’herbe je pense à toi, je rêve encore les yeux ouverts
Mon coeur ponctue chacun te des sourires par des battements sincères
Mais tu es trop loin de moi pour entendre ce son
Alors mon amour pour toi sonne creux, et je reste seul à l’écouter
Walkman branché sur une chanson qui tourne en boucle ; elle ne cesse de se répéter
A force d’entendre la même mélodie je croyais perdre cette sensation
Trouver un remède au vide qui nous sépare en essayant de le combler
Seulement tu restes là devant mon regard, et je n’arrive pas à t’oublier
On me prend pour un fou, parce que je désir l’impossible
Nourrir sa vie avec l’insensé coupe la faim de l’accessible
Je me gave de mes idées je dévore mon imagination
Et je laisse de côté toutes les simples dégustations
Ce nouveau régime alimentaire me rapproche encore plus de ton visage
Ris a nouveau je t’en prie, afin que mon coeur batte à tes oreilles
Occulte le silence de tes sommeils, tu devineras mon passage
Il faut que tu me dessines les paupières écarquillées pour que je sois devant toi à ton réveil
Seul le rêve pourra nous lier ; car dans notre monde il sera difficile de se rencontrer
Que deviendrais-je si tu ne réponds pas à mes appels ?
Un homme célibataire et aigri dont le coeur est déjà pris
Errant dans notre époque, sans aucun but précis
Je me transformerai peut être en séducteur trop parfumé qui ne vit plus pour lui mais par elles
Elles toutes ses femmes qui n’écoutent par mes pulsions cardiaques si mystérieuses
Toutes plus attentives a mes paroles et mes soins inattentionnés qui sont le symbole de l’affection qu’elles ne pourront jamais m’apportée
Assis sur mes pensées je réfléchit a mon avenir
Immobile je me demande si sans toi je pourrai réellement dormir
Mes nuits sont courtes, percées par ta présence
Entends je t’en prie, le cris de mon coeur qui résonne de l’écart qui nous distance.
Le demi-sourd