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se souvenir c’est aussi subir

mardi 6 juin 2006, par cimer-coubo


se souvenir c’est aussi subir

Se rappeler du passé c’est aussi parfois subir, d’un coté la nostalgie nous ramène le goût des bon souvenirs et des rires de l’autre la tristesse entraîne son chapelet de regrets de soupirs. écarter les mauvais souvenir c’est sans doute un peu s’assagir. mais pour l’instant j’ai rancart avec La violence mon douloureux orage. celle qui me force en pleine nuit à vider ma rage sur cette page. il est trois heure et demi du mat l’heure de mon insomnie, il est tôt dans la nuit et mon mauvais souvenir revit, la tension est présente et la sanction se fait lente, le sommeil peut s’éloigner, la torture sera d’autant plus violente. Par expérience à chaque fois, je sais les minutes éprouvantes. la peine, la violence, et la haine, sont mes trois compagnes émouvantes.

C’est arrivé comme une sanction, comme une peine que je devais subir, je ne sais pour qu’elle raison, un jour de juin où il fallait souffrir. Ce jour où sur cette place, j’ai rencontré la haine et la violence, ce jour comme une vilaine trace, j’ai appris ce qu’était la méfiance. c’est un fragment de seconde un milliard de fois revécu. des coups de poings qui abondent, un mal douloureux perçus. ce jour où ces vilaines faces de haine m’ont laissé un goût amer. l’odeur du sang dans la bouche, laissé là face contre terre. puis les urgences, enfuire, enterrer le mal en soi et finir par se taire. une phrase que je me ressasse, mais qu’est-ce que j’aurais pu faire !!! Cette question s’est posée toute la nuit puis toutes les nuits suivantes. à présent il faudra vivre avec ces nuits de douleurs éprouvantes.

Il faux du temps pour refermer ses vieilles blessures, les vilaines compagnes noctambules, et leurs assauts que j’endure. Les poings serrés je les ai affrontés, et j’ai revécu chaque instants, de cette violence déchaînée, au point d’en devenir autant violent. Après deux ans et demi je marchais toujours poings serrés, comme le souvenir tenace d’un moment d’inachevé. Une envie de vengeance malsaine, une violence refoulée. l’angoisse des nuits, m’accompagnait à présent la journée. Le traumatisme est bien là dans ma chaire tatouée, à moins que ce ne soit dans mes souvenirs tuméfiés. Un soutien psychologique pour les âmes tabassées ??? je n’ai rencontré que mon courage pour pouvoir me relever.

ça fait toujours bizarre de se voir dans le miroir et ne pas se reconnaître, d’avoir le visage marqué par les coup pris et les blessures dans la tête. ressentir un sentiment de pitié ou de dégoût pour son propre visage, la pitié que la violence transforme en sentiment de rage. La violence est bien là dans nos vies nos quartiers, c’est une épave calcinée, comme un reflet de la mort à nos cotés, Il nous arrive parfois de la rencontrer la vie a aussi ses défaut. Subit ou provoqué ce mal, ce lot des maux décrit là dans mes mots. L’habitude de la côtoyer au quotidien dans nos journaux télé, la voir ou l’entendre, son existence a muée en banalité bannissons la dans l’oubli car elle est bien trop pesante. l’espoir cette guérison me nourrit car ma joie de vivre est mourante.

A présent et même si j’espère chaque jour la rémission, je la subis de temps en temps avec résignation telle sera ma sanction . mais je l’appréhende sereinement car l’âge a fait son ouvrage. l’envie de vengeance s’évade et endurcie à jamais mon courage. de temps en temps sans prévenir mes démons intérieur reviennent, d’une chose anodine, sentir que la rage et la colère me tiennent comme pour rattraper le cours de ce qui un jour de juin m’a échappé de lâcher prise, ou de sentir la colère monter et me gagner. heureusement après dix ans le temps fait bien les choses, ne plus être l’ombre de soi même et poursuivre la métamorphose. ces vilaines faces de haine disparaîtront un jour tout comme ma peine ce jour la j’érigerai sa dépouille et ma sagesse sera ma plus belle reine.

il est trois heure et demi du mat l’heure de mon insomnie, il est trente trois dans ma vie et mon optimisme revit, Il y a peu je vous évoquais dans vérités claires obscures ces rancunes tenaces, je crois vous avoir dévoilé aujourd’hui une de ses nombreuses faces. griffé par les ronces de l’age ou endurcie par les coups de la vie. j’ai la prétention de devenir sage, car à présent j’oublie. une phrase que je me ressasse, comme une leçon que le temps m’a transmis. Si se rappeler c’est parfois un moment douloureux qu’on subit Les coups vous mettent à terre mais n’abandonnez pas, la violence faites là taire, et votre courage reviendra. Cette leçon je l’ai gagné contre le sombre, le pessimiste. il y a un temps pour tout, celui pour se relever existe…

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